Le Procès d’Iphigénie au Grand Théâtre de Genève

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WebSuisse.ch vous propose de découvrir la pièce  » Le Procès d’Iphigénie  » avec Marc Bonnant, Bernard-Henri Lévy et Alain Carré le mardi 3 février 2015 à 19 au 30 au Grand Théâtre de Genève

Après le succès du spectacle « Le cas Wagner – Wagner était-il antisémite? – », Maître Marc Bonnant, ténor du barreau genevois, Bernard-Henri Lévy, écrivain et philosophe et le comédien Alain Carré seront à nouveau réunis le temps d’une soirée unique sur les planches du Grand Théâtre afin de s’attaquer à la mythologie grecque . En parallèle à l’Opéra Iphigénie en Tauride, vous serez happés au cœur d’une joute oratoire pyrotechnique autour de la figure d’Iphigénie, laquelle a inspiré de nombreux auteurs tels que Homère, Racine et Goethe pour n’en citer que quelques-uns. Iphigénie est une allégorie intemporelle de l’héroïsme féminin, symbole de l’indépendance et de l’insoumission. Ce procès s’annonce autant universel que jubilatoire!

Le contexte :
Bien-aimé par les dieux pour sa sagesse, le demi-dieu, Tantale, fils de Zeus, est invité une fois à la table de ceux-ci. S’enhardissant en cette divine compagnie, il dérobe le nectar et l’ambroisie, nourritures qui donnent aux dieux leur immortalité. Ceux-ci le punissent en lui interdisant de revenir à l’Olympe, ce qui l’offense gravement. Pour se venger, Tantale invite à son tour les dieux à un banquet. Il teste leur omniscience en leur offrant en guise de repas son propre fils, Pélops. Les dieux savent tout de suite qu’il s’agit de chair humaine, et, offusqués, ils exilent Tantale dans le Tartare, le condamnant à un triple supplice éternel. De plus ils maudissent toute sa famille, la maison des Atrides : tous ses descendants seront poussés par la haine et la vengeance au point de tuer des membres de leur propre famille. C’est ainsi qu’Agamemnon, généralissime et petit-fils de Tantale, offre sa fille aînée, Iphigénie, en sacrifice à la déesse Diane, afin!
d’obtenir des vents favorables pour la traversée d’Aulis à Troie, où il veut porter la guerre… Source Wikipédia

Extrait d’Iphigénie en Tauride de Johann Wolfgang von Goethe. (Traduction Jacques Porchat):
« Malheur à celui qui, loin de ses parents et de sa famille, mène une vie solitaire ! Le chagrin consume devant ses lèvres le bonheur auquel il touchait. Ses pensées errantes volent sans cesse vers les foyers de son père, où le soleil ouvrit, pour la première fois, le ciel devant lui ; où, dans leurs jeux, les frères et les sœurs s’attachaient de plus en plus l’un à l’autre par de doux liens. Je ne conteste point avec les dieux ; mais la destinée des femmes est digne de pitié. Dans sa maison et à la guerre, l’homme commande, et, en pays étranger, il sait se suffire. C’est lui qui a les jouissances de la possession ; c’est lui que la victoire couronne ; une glorieuse mort lui est réservée. Que le bonheur de la femme est resserré en d’étroites limites ! Obéir à un époux sévère est déjà pour elle un devoir et une consolation : quelle est sa détresse, s’il faut même qu’une destinée ennemie la jette sur une terre lointaine ! »

 



 

Les infos utilises :

Adresse :  Grand Théâtre de Genève | 11, boulevard du Théâtre | CH–1211 Genève 11

Mise en scène: Alain Carré

Les orateurs: Marc Bonnant, Alain Carré, Bernard-Henri Lévy avec la participation exceptionnelle d’Isabelle Caillat.

Durée : 2h

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